Histoire et patrimoine

Les origines de Saint Melaine sur Aubance sont antérieures au Xème siècle. A cette époque l'abbaye de Saint-Serge d'Angers y établit un prieuré, dont il ne reste que le nom.
A la Révolution, Saint-Melaine devînt Aubance.

 


Origine de la commune

La commune tient son nom d'un moine

Saint Melaine a traversé les siècles sans événement extraordinaire. Son histoire est celle banale et obscure de la vie quotidienne d'une petite communauté de moines et de paysans qui a laissé bien peu de traces dans les livres.

La commune tient son nom d'un moine né dans le diocèse de Vannes vers le milieu du 5ème siècle qui devint évêque de Rennes en 505 et fut un conseiller influent de Clovis. Nul ne se souvient pourquoi cet évêque a donné son nom à notre commune alors qu'il n'y a sans doute jamais mis les pieds mais dès 996, on trouve celui-ci cité dans les archives de l'Abbaye Saint Serge d'Angers.
C'est une charmante bourgade de 2 100 habitants à cheval sur l'Aubance, calme rivière où nos ancêtres péchaient probablement. Elle est plus connue aujourd'hui pour son vignoble qui était déjà prospère dans la paroisse d'avant l'an 1000. S'il subsiste évidemment quelques bâtiments anciens de fort bonne facture dans un cadre encore rural, la majeure partie de la commune est d'urbanisation récente.


L'école, la mairie et Armand Brousse

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Buste d´Armand brousse
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L´école

La deuxième moitie du XIXème siècle fut marquée par l'action du maire Armand Brousse dont le souvenir reste attaché à l'école : il légua à la commune ses propriétés pour "établir et entretenir une école laïque et gratuite pour les enfants des deux sexes". La mairie est installée dans sa maison près de laquelle un buste rappelle sa mémoire.

 

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Mairie façade sud
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Mairie façade nord

Rénovation des locaux de la Mairie en 2011

La présidente du Conseil des jeunes Louise Poiron auprès de Marc Goua

Après 1 an de chantier, la Mairie rénovée a été inaugurée le 7 mai 2011.

Bernard Pionneau, adjoint aux bâtiments explique : « Les travaux ont débuté en juillet 2009 pour 1 an de chantier. Il a fallu délocaliser les bureaux dans la salle des Ecolières en face de la Mairie et dans le bâtiment de l’ancienne cuisine maintenant rasé. Avec 550 m² au sol, les investissements ont valu 1 485 000 €, la commune s’est autofinancée à hauteur de 81 % soit 1 156 378 € avec en un emprunt de 50 000€. »

Depuis le legs de 1878 fait par Armand Brousse de l’ensemble de sa propriété à la commune cette bâtisse a servi d’école, de logement pour les instituteurs, de salle de spectacle, de mairie, on y a édifié de nouvelles classes, puis un complexe sportif.
Il y avait de nombreux enjeux, car il était demandé de tout raser pour reconstruire du neuf et rationnel et de tout mettre de plein pied pour répondre aux normes d’accessibilité. Il fallait aussi tenir compte du Leg de ce cher Armand, qui ne pouvait pas être dénaturé, d’autant plus que le bâtiment se trouve dans le périmètre d’une église classée.

« Le Conseil a choisi de garder le bâtiment existant, tout en le rendant compatible comme ERP (Etablissement Recevant du Public). Un bâtiment de liaison a été construit entre la salle du Conseil et les locaux pour recevoir les administrés ; nous avons dû intégrer un ascenseur, enlever le fameux escalier en dalles d’ardoises et permettre ainsi d’utiliser les deux étages du corps principal ». Tout cela a été rendu possible parce que plusieurs équipes ont bien travaillé ensemble, l’Etat qui a accordé des subventions, la Région, le département de Maine et Loire, la CCLA et maîtrise d’œuvre déléguée pour les trois ouvrages, le Conseil municipal, le groupe de travail bâtiments, les entreprises, le personnel communal et communautaire, le comité des fêtes pour son aide à l’inauguration et tous les habitants qui ont permis un autofinancement exceptionnel.